mon avenir c'est toi qui décide| Editorial |
LGV Bordeaux-Toulouse |
Infrastructures
Pyrénéennes |
Activités
d'Eurosud |
Activités
Fundacion |
| Liens |
Autres Infrastructures |
Pirene III |
Agenda |
EditorialDeux temps forts sont venus ponctuer ce premier trimestre 2007, riche en activités pour nos deux structures : la visite en Aragon de deux commissaires européens, dont celui chargé des transports. Visite suivie d’une déclaration forte en faveur d’un nouvel axe ferroviaire central compte tenu du fort développement des activités logistiques en Aragon. Et coté français, la réussite du forum sur les PPP organisé à Toulouse le 21 mars conjointement avec la CRCI Midi-Pyrénées et l’Office des Transports du Midi.
Comme on pourra le lire dans cette e-news, l’investissement de tous les acteurs de part et d’autres des Pyrénées en faveur de l’amélioration de nos communications ne faiblit pas, et connaît même certains succès comme l’ouverture de la ligne aérienne Toulouse-Saragosse en février dernier.
Il nous appartiendra également, après les périodes électorale que connaissent nos deux pays, dès que les nouvelles équipes seront connues de poursuivre et d’intensifier nos efforts pour faire reconnaître la priorité à donner à nos projets.
LGV Bordeaux-ToulouseL'inauguration de la LGV Est le 15 mars dernier a été l'occasion de s'exprimer sur le futur de la LGV Paris-Bordeaux-Toulouse. L'objectif retenu est toujours 2016. A ce stade, RFF doit lancer les études préalables dont le montant est estimé à 36M€, qui seront financés à 50% par l'Etat et RFF et à 50% par les collectivités locales.
Dans une lettre adressée au Ministre de l'Equipement, Dominique Perben, le Maire de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, souhaite qu'une porcédure de Partenariat-Public-Privé soit retenu pour la construction du tronçon Bordeaux-Toulouse, afin d'en accélérer la réalisation et d'éventuellement de mener de front les travaux de Bordeaux-Toulouse en même temps que Bordeaux-Tours. (lire Article de La Depêche).
Le 21 mai, lors d'une réunion en Préfecture, le bouclage du financement des études a enfin été réalisé. Les collectivités locales se sont mises d'accord pour un financement de 14,4 millions d'euros ( Région : 5,24 M, Communauté d'Agglomération du Grand Toulouse : 4,5M, Conseil Général de Haute Garonne: 3,56M, 7 autres Conseils Généraux se partageant à part égal 0,505 M et 10 autres agglomérations et communautés de communes 0,505 M). RFF a désormais toute latitude pour engager les études. Martin Malvy, Président de la Région Midi-Pyrénées et Alain Rousset Président de la Région Aquitaine ont émis le souhait de rencontrer prochainement M. Alain Juppé, nouveau ministre en charge des Transports afin d'évoquer le dossier du financement des travaux (lire le communiqué de Presse du Conseil Régional).
La visite en Aragon des commissaires européens Jacques Barrot et Joaquin Almunia au mois de mars a marqué un nouveau pas en avant pour la Traversée Centrale des Pyrénées, avec l’annonce publique de Barrot de soutenir auprès de l'Administration française la nécessité de réaliser cette infrastructure, ainsi que d’entreprendre des améliorations dans les voies routières et ferroviaires du sud de la France afin de promouvoir la perméabilité du massif.
Pour atteindre cet objectif, il faut se référer au potentiel économique de la connexion entre les plates-formes logistiques des deux côtés des Pyrénées. En ce sens, Aragon est consolidé comme centre logistique, surtout grâce à la croissance de la plate-forme de Saragosse (PLAZA), où vient de conclure la première phase d'exécution d'un complexe ferroviaire qui multipliera ses possibilités de communication. À cela il faut ajouter les avancements de la ligne AVE Madrid - Barcelone et la croissance de l'aéroport de la capitale aragonaise, qui dans un délai de trois ans pourrait devenir le troisième terminal espagnol en ce qui concerne le transport aérien de marchandises, après Madrid et Barcelone.
D'autre part, les représentants de l'Eurorégion Pyrénées-Méditerranée ont été reçus par le Commissaire Jacques Barrot le 21 février. A cette occasion, ses représentants emmenés par Martin Malvy, Président de Midi-Pyrénées et de l'Eurorégion ont remis un mémorandum : " Le diagnostic, désormais largement connu, ne peut demeurer sans réponse précise : en 2003, 220 millions de tonnes de marchandises ont transité entre la péninsule ibérique et l’Europe du nord et de l’est. Pour moitié, ces flux ont été effectués par mode terrestre : 96 % par la route et 4 % par fer. Au sein de l’espace Pyrénées-Méditerranée, plus de 100 millions de tonnes de fret ont circulé selon les mêmes répartitions modales.
Les projections à l’horizon 2030 convergent vers un trafic entre la péninsule ibérique et le reste de l’Europe à 400 millions de tonnes, dont 220 millions effectués par voie terrestre.
La question de l’interconnexion des réseaux de transport, tous modes, est urgente pour éviter l’asphyxie totale d’un système basé sur le tout routier.
Dans cette perspective, comme nous l’avons affirmé dans la Déclaration commune sur les transports du 10 février 2006, l’Eurorégion attend des Etats français et espagnol qu’ils prennent toutes dispositions qui s’imposent, notamment en termes d’études techniques, d’analyses économiques et financières et d’approches environnementales, pour concrétiser l’interconnexion des réseaux transpyrénéens dans les meilleurs délais." (lire le memorandum).
Traversée ferroviaire par les Pyrénées Centrales
Lors de la visite en Aragon au mois de mars des Commissaires aux Transports, M. Jacques Barrot, et à l'Économie,M. Joaquin Almunia, qui ont manifesté un soutien ferme aux projets logistiques d'Aragon unis à un réseau efficace de communications transfrontalières, a été fixé un cadre pour la TCP. Aussi MM Barrot et Almunia ont mis en en avant le cadre logistique créé dans la Communauté Autonome Aragonaise, ainsi que les avantages d'une communication directe de grande capacité avec la France. (lire)
Des représentants du Gouvernement aragonais ont aussi expliqué aux Commissaires les avantages de ce nouveau passage non seulement pour l’Aragon mais aussi pour l'ensemble de la Péninsule Ibérique. Tous les deux ont reconnu le bien fait de la création d'un tunnel par le centre du massif pyrénéen, tenant compte des avantages qu’il produirait des deux côtés de la chaîne, spécialement au niveau économique. Ce projet, considéré comme prioritaire par la Commission, ne fait pas face à un obstacle financier, mais " un obstacle de caractère politique", comme a indiqué M. Almunia en allusion à la position de l'Administration française. Toutefois, M. Barrot a manifesté son intention "de faire comprendre" aux autorités françaises l'importance du corridor ferroviaire. (lire)
En outre, au cours du premier trimestre de l'année le projet a reçu un nouveau soutien de la part du gouvernement espagnol quand le M. Zapatero a défini la prochaine législature comme "celle des communications avec la France".
Autres liaisons ferroviaires
Liaison ferroviaire Bordeaux-Espagne. Traduction fidèle du débat public, la décision prise. Lors de son conseil d'administration, le 8 mars, RFF a entériné le choix du scénario 3, avec un passage à l'est des Landes, pour la création de la LGV Bordeaux- Espagne.
En premier lieu, RFF a confirmé ses engagements pour l'amélioration de la ligne existante (modernisation et augmentation de capacité). Avec 1 milliard d'euros engagé, ces réalisations importantes bénéficient de 150 millions d'euros issus du contrat de projet.
Le choix du scénario 3 qui s'appuie en toute logique sur le compte rendu de la commission particulière du débat public, conforte le souci de valoriser le transfert modal, d'améliorer l'accessibilité du sud de l'Aquitaine et de favoriser les transports régionaux. Pour ce faire, des études préliminaires vont être lancées pour créer une ligne nouvelle dédiée à la circulation des trains à grande vitesse entre Bordeaux et Dax et pour créer une ligne mixte ouverte aux trains de marchandises et de voyageurs entre Dax et l'Espagne. Cette portion "semi-grande vitesse" atteindra une vitesse de 220km/h. La ligne nouvelle sera directement connectée à l'Y basque qui sera réalisé en 2013.
Les études pour la LGV Bordeaux-Espagne seront menées en parallèle avec le projet de ligne Bordeaux-Toulouse, notamment sur le tronc commun Bordeaux –Langon/Captieux. (lire CP RFF + article moniteur).
Alain Rousset, Président de la Région Aquitaine, et Jean-Louis Carrère, premier vice-président en charge des Infrastructures, "se félicitent de la décision prise par RFF, dans la lignée de l'avis adopté lors de sa séance plénière le 16 février dernier. Une décision qui ouvre la possibilité d'une concomitance des chantiers vers l'Espagne et Toulouse, et qui permettra à l'Aquitaine de franchir un saut considérable en matière d'équipement, de raccordement aux grands courants d'échanges européens et, objectif prioritaire, de report modal."
Ligne nouvelle Montpellier-Perpignan. RFF lance une série d’études destinées à définir un nouveau projet de ligne ferroviaire à grande vitesse entre Montpellier et Perpignan. Ces études nourriront le débat public qui devrait s’engager fin 2008 pour apprécier l’opportunité d’une telle réalisation. Leur coût s’élève à 2,7 millions d’euros. Il sera financé conjointement par l’Etat (25 %), la région (25 %), RFF et la SNCF (25 %) et onze collectivités du Languedoc-Roussillon (25 %).
Ligne de Canfranc. Pendant la visite des commissaires, le Ministre Régional Aragonais des Travaux Publics a parlé de la modernisation de la ligne ferroviaire dans le tronçon entre Caldearenas et Jaca, lié tant à la ligne de Canfranc qu’au projet de la Traversée Centrale des Pyrénées et dont le début des travaux est prévu pour cette année. Les autorités aragonaises ont aussi rappelé à M. Barrot la nécessité d'améliorer la partie française de la ligne, où il est simplement nécessaire de réparer les tronçons en mauvais état depuis leur fermeture dans les années soixante dix.
D'autre part, le projet de réouverture de cette ligne internationale du Canfranc a été à nouveau l’objet de débat quand Réseau Ferré France (RFF) a choisi le tracé n°3 pour la liaison ferroviaire Bordeaux - Hendaye, qui sera relié avec l’AVE Madrid- Pays Basque espagnol. Ce projet, proposé par le département français des Landes, soutient les revendications des défenseurs de la ligne Canfranc- Oloron dans le pays voisin car, étant le plus oriental, il augmenterait les possibilités de réouverture de la ligne.
Si l'accord bilatéral entre les deux pays pour récupérer la ligne était accomplit, un ancien corridor ferroviaire pourrait s’utiliser entre Pau et Hagetmau qui n'a pas été complété mais dont les terrains seront reliés avec le futur TGV Bordeaux- Tours- Paris, dont la mise en fonctionnement est prévue en 2016. Cette proposition non seulement est favorable à la ligne Oloron -Canfranc mais permettrait aussi de réduire à six heures la distance en train entre Saragosse et Paris.
Liaisons Routières
Tunnel du Somport. Pendant leur visite en Aragon, les commissaires MM. Barrot et Almunia ont survolé la zone pyrénéenne et ont aussi vérifié sur le terrain la situation actuelle du tunnel routier du Somport. Le commissaire aux Transports a été étonné de voir la différence d'état de la route des deux côtés de la frontière, spécialement pendant la campagne de viabilité hivernale, car lorsque le tronçon espagnol est en fonctionnement 24h/24, le côté français est fermé entre minuit et 6.00 heures. En outre, l'augmentation prévisible de trafic que supposera la future autoroute A-23, qu'il reliera Pampelune, Jaca et Lérida, pourrait produire des problèmes dans le tunnel si des améliorations dans la partie française ne sont pas entreprises, ce pourquoi le Gouvernement aragonais espère aussi que M. Barrot intervienne devant l'Exécutif français pour l'exécution d'améliorations dans les infrastructures routières du sud de la France.
Transnavarraise. De nombreux élus de Basse-Navarre s'élèvent contre le projet d'une route à deux fois deux voies entre Pampelune et Saint-Jean-Pied-de-Port. (lire les articles de Sud Ouest, 1 & 2 )
Fret Bordeaux-Toulouse. Veolia Cargo met en circulation un train de fret pour le transport de laitier broyé (sous-produit de la sidérurgie) entre le site industriel de Lafarge-Ciments, inauguré récemment, à Bassens sur le port de Bordeaux, et le site de production de ciment à Martres Tolosane au sud de Toulouse, distants de 350 km. Pour répondre à ses priorités environnementales, Lafarge Ciments a fait le choix du ferroviaire pour assurer la liaison entre ses deux sites industriels. L’offre de Veolia Cargo qui a été retenue, apporte également des solutions qui s’intègrent à la chaîne de production de son client et à ses objectifs de performances.
Activités
de la Fundación Transpirenaica
Autres
infrastructures